Mickey et l'océan perdu

Voici venu le moment d’une nouvelle incursion dans mon univers littéraire ! Cette fois-ci, j’ai décidé de m’éloigner de la littérature classique en optant pour une bande dessinée. Publiée chez les éditions Glénat, Mickey et l’océan perdu est l’une des œuvres issues d’un appel de l’éditeur aux auteurs francophones pour créer leurs propres histoires de Mickey. Il s’agissait d’un travail en partenariat avec Disney. S’il est quasiment impossible d’ignorer l’existence de la petite souris lors de l’enfance, il est plus rare de la côtoyer assidûment à l’âge adulte. Ce petit bijou permet de renouer efficacement avec le héros intemporel en  plongeant dans un monde imaginaire et scientifique qui trouve  naissance dans le steampunk, genre qui rappellera aux lecteurs assidus de ce blog Sorcières associées d’Alex Evans.

 

Le livre

 

Aidé du talentueux dessinateur Sivio Camboni, Denis-Pierre Filippi nous propose une plongée dans un monde dépendant d’une matière première d’exception, la coralite. Chère, indispensable mais de plus en plus rare, les scientifiques rivalisent d’inventivité pour en exploiter les gisements et en retrouver les cargaisons perdus. C’est ainsi que Mickey, Minnie et Dingo, chercheurs notoires, se lancent dans une expédition au cœur des neiges. Ils en reviennent tributaires d’une technologie qui leur permet de mettre au point leur propre scaphandre automatique, « l’autoscaph’ ». Cette réalisation va les plonger dans une série d’aventures qui pourrait laisser leur écosystème à tout jamais marqué.

 

Mickey première page

Mon avis

 

Dès la couverture et jusqu’à la dernière page, les dessins de Silvio Camboni offrent un univers riche allant des plaines gelées de l’Ouralie aux profondeurs foisonnantes d’une jungle modifiée. Il sert l’histoire en l’agrémentant des codes du monde steampunk tels que machines ou mécanismes compliqués. Les couleurs de Gaspard Yvan  et Jessica Bodart servent avec justesse la complexité des lignes de certaines planches, faisant ressortir les idées géniales du dessinateur. Le résultat en est un visuel à couper le souffle, des scènes fascinantes et des surprises à toutes les pages.

De son côté, Denis-Pierre Filippi signe une histoire intéressante. Elle ose dès le début et à plusieurs reprises l’inconnu d’un univers scientifique et de son vocabulaire inventé. Cela risque par la même occasion de perdre quelque peu le lecteur durant les premières pages. Passé cet écueil, les rebondissements maintiennent le suspens de façon efficace. Les idées originales se succèdent même si quelques lieux communs, de bon aloi pour moi, pourraient être déplorés par d’autres.

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Je retiens les graphismes impressionnants, une Minnie glamour et scientifique à l’égal d’un Dingo rafraîchissant, les paris osés qui contribuent à former des rebondissements atypiques sur un fond attendu mais fidèle à Disney. Une mention spéciale au livre lui-même : une couverture en dure recouverte de tissu pour une tranche originale et une présentation alliant trois types de format visuel de toute beauté en pleine lumière.

Collectionneur ou pas, foncez jeter un coup d’œil en librairie et dîtes-moi si vous vous êtes laissés tenter !

 

Références :

Mickey page de garde

 

Titre : Mickey et l’océan perdu

 

Auteur : Denis-Pierre Filippi et Silvio Camboni

 

Editeur : Glénat

 

Date de publication : 2018

 

Pages : 61

 

Prix : 15,00 euros